Mardi 20 février 2024 : Montagne de Morettet
la face cachée de la Montagne de Morettet, vue de la cabane de Sonnaize où l'on peut déjeuner à son aise
Randos et Nature, en Vercors où j'habite, mais pas que
la face cachée de la Montagne de Morettet, vue de la cabane de Sonnaize où l'on peut déjeuner à son aise
Aujourd'hui je m'offre une petite sombarderie, sans grand intérêt il faut l'avouer. Les paysages sont jolis bien sûr, mais on les voit de plein d'autres endroits, et on peut même accéder au sommet du Rocher par un itinéraire de rando tout ce qu'il y a de plus classique. Maintenant qu'il a exploré, recensé, décrit en long en large et en travers tout ce qu'il y a de plus beau, de plus spectaculaire, de plus difficile dans le Vercors, il commence à racler les fonds de tiroir. Cette montagne s'appelle le Rocher, tout simplement, pour les locaux qui lui ont donné ce nom il ne devait pas y avoir d'ambiguïté et pas besoin de davantage de précisions.
Il y a une petite trace, sans doute initiée par les bêtes qui y passent depuis 10.000 ans, puis par quelques chasseurs d'autrefois, trace qui disparaît bien souvent dans la première moitié du parcours. Bien qu'il y ait quelques rares passages où on pose les mains, et quelques rares passages aériens (un peu comme partout dans le Vercors dès qu'on sort des bons chemins), la difficulté principale est de se frayer un passage dans la broussaille, façon sanglier en brisant les branches (qui ne demandent que ça apparemment, on ne peut pas se tirer dessus ça vous reste dans les mains). A réserver à ceux qui aiment ramper dans les fourrés en tournant en rond à la recherche du passage. Bon, moi je fais ça parce que je me rééduque et que je souhaite faire du pentu, mais sinon ce n'est pas très intéressant. La bonne saison pour y aller c'est maintenant, car dès que la végétation repousse ça doit être impraticable.
Ça m'aura tout de même fait 13 km de distance, 650 m de dénivelé, en 4h30 d'efforts : en fait au départ j'étais juste monté à pieds depuis chez moi pour voir où ça commençait, je ne me pensais pas suffisament en forme pour le faire, comme quoi...
Je n'ai pas vu Charles mais j'ai vu ses rancs. Je ne l'ai pas fait trop attendre, bien sûr.
Il subsiste un peu de neige sur le plateau dans les bois, pas assez pour raquetter, trop pour aller à pieds. Il est normal qu'il y ait de la neige aux alentours de 1400 m d'altitude un 6 février, mais vu qu'il n'y en a pas un pet ailleurs, l'intention est ici clairement malveillante : c'est juste pour faire chier ! Heureusement c'est du névé aussi on enfonce peu à pieds.
un petit crop : moi je penche quand même pour un aigle royal, mais ça pourrait être une simple buse aussi ?
Un peu en-dessous de Rousset les moutons sont déjà de sortie dans les prés, avec presque davantage de patous que de moutons !
Voir aussi cette sortie.
Par le même petit sentier oublié (et envahi de végétation piquante) que le 6 novembre dernier, mais en sens inverse (et avec un sécateur, qui ne m'a pas beaucoup aidé, si ce n'est psychologiquement).
Petit tour à vélo pour profiter de ce temps calme et tempéré, peu propice à la raquette ou au ski : 10°C au départ, 13°C au retour, après le gel du matin (-0,1°C) et la dissipation de l'épais brouillard. J'ai pu pédaler de la façon la plus naturelle, sans prendre la moindre précaution contrairement à il y a encore 3 mois. Ne reste plus qu'à retrouver la condition physique disparue, ce qui nécessitera d'abord de retrouver de la gnaque, car là j'ai plutôt un enthousiasme de moule ou d'huître. Mais physique et mental sont étroitement liés, comme j'ai pu le constater à maintes reprises, l'un dépendant de l'autre et vice-versa, il faut enclencher un cercle vertueux, ce que je ne suis pas encore parvenu à faire.
Aujourd'hui j'étrenne mes nouvelles raquettes, TSL Symbioz Instinct. La fixation Instinct est super-pratique, ça n'a vraiment plus rien à voir avec les anciens systèmes à sangles. Par contre je doute que ce sera aussi solide et fiable dans le temps. Je n'ai pas ressenti de différence dans le confort de marche, malgré la souplesse évidente des raquettes. Il faudrait que le talon soit fixé pour que ça fasse une différence, mais comme il est libre la raquette traîne sur le sol et elle n'a guère l'occasion de fléchir sensiblement. Elles accrochent correctement dans les talus que j'ai testés exprès, en montée, en descente, en traversée. Il n'est pas impossible que la souplesse de l'engin favorise l'expulsion de la neige en-dessous, et donc le non-bottage : à confirmer avec les conditions adéquates. A la fin de ma balade le dessous des raquettes était étonnament propre de neige, je n'ai pas eu à le nettoyer avant de les ranger. Il faut dire que la neige aujourd'hui était encore très croûtée par la pluie de jeudi, pas les meilleures conditions pour tester des raquettes.