Pas de Ryans et Col de Rioupeysson
Longue randonnée (15,3 km, 895 m D+) en boucle depuis Bouvante-le-Haut, toute en sous-bois et donc quasiment sans vue.
Lunette de Malleval
oui mais pour aller au-dessous il faut passer par là (pas difficile par temps sec - faire gaffe quand même - à éviter si terrain gras)
voilà une religion qui impose le respect, car elle est respectable (ce qui n'est pas le cas de certaines autres); facile de respecter quelqu'un/quelquechose quand il/c'est si respectable
Mont Aiguille par sa voie normale
Je mets ça dans la catégorie "Randonnée à pieds" parce que je ne fais plus assez d'escalade pour en créer une catégorie, mais ça n'a bien sûr rien à voir avec de la randonnée, bien qu'il y ait une marche d'approche (et donc d'éloignement...) d'1h30 et 650 m de dénivelé, et qu'on peut se promener un peu sur le plateau sommital.
Je serais bien incapable d'indiquer sur la photo par où ça passe exactement, car l'itinéraire est bien sinueux, des parties verticales d'escalade entrecoupées de traversées sur vires.
Ça représente environ 250 m d'escalade. Les parties grimpantes ne sont pas soutenues car il y a toujours beaucoup de bons repos confortables, mais entre 2 repos ça grimpe quand même.
C'est officiellement côté 3c dans tous les topos, donc je ne vais pas modifier cette cotation sacralisée et taboue.
Oui mais ça c'est si on tire sans vergogne sur le câble dans certains passages ! Si on essaie de passer bien propre en libre ça n'a plus rien à voir et vaut nettement plus cher. Je pense au passage des Meules ou à certains passages dans la cheminée.
D'autant plus qu'on n'a plus du tout l'habitude de ce genre de technique de renfougne dans l'escalade actuelle. Par endroits les prises de pieds n'inspirent pas une confiance aveugle avec leur patine (c'est que depuis 1834 il y a quelques paires de godasses qui sont passées là !) et avec l'humidité qui doit régner en permanence l'automne du fait que ça ne voit jamais le soleil à cette période.
La descente aussi alterne rappels et traversées sur des vires.
Les fameux rappels ne sont finalement pas si terribles que ça, dans celui de 50 m soit-disant en fil d'araignée on a les pieds qui touchent la paroi quasiment tout du long, sauf pendant quelques mètres.
Bon ben voilà ça c'est fait, depuis le temps que j'en entendais parler et que je le voyais dans le paysage, je suis bien content de l'avoir gravi, d'autant plus qu'aujourd'hui ce n'était pas la foule annoncée.
Petit Veymont par son arête Nord-Est
Ça y est c'est fait.
Les comptes-rendus de cette ascension qu'on lit ici et là sur les sites spécialisés de montagne, pourraient laisser penser qu'il s'agit d'un truc anodin, banal, que n'importe qui pourrait faire en se promenant.
Je dissipe tout de suite toute illusion : il n'en est rien. C'est une vraie petite course d'alpinisme, à ne pas mettre sous toutes les semelles. Seuls les gens ayant une grande habitude de cet exercice pourront trouver cela facile.
Ça commence par une section d'escalade de 80 m de dénivelé, entre 1770 et 1850 m d'altitude, et même si c'est de l'escalade bien facile ça n'a rien à voir avec de la randonnée. Mais là au moins il y a du rocher solide par endroits où ont été mis une dizaine de spits en tout, ce qui assure une bonne sécurité.
Ensuite de 1850 m jusqu'à la sortie en traversée vers le col 2067 m entre Petit et Grand Veymont la pente se couche mais reste quand même bien raide sur un peu plus de 200 m de dénivelé, pas grand'chose de commun avec les pentes même raides qu'on pratique habituellement en randonnée, entre 35 et 45 degrés d'inclinaison selon les endroits, avec quelques petites barres en rocher à passer, le tout en terrain tout ce qu'il y a de pourri : du gravier mélangé à de la terre meuble la plupart du temps. Parfois on se demande comment ça tient, et d'ailleurs on sent parfois le sol descendre doucement sous ses pieds, on sent qu'il ne faut pas s'attarder. Le tout dans une ambiance bien aérienne, et sans assurage possible si ce n'est comme en pentes de neige un assurage court corde bien tendue à 3 mètres pour enrayer tout début de déséquilibre (mais il faut que l'autre tienne debout lui-même ...). Il ne me semble donc pas que ce soit une course bien appropriée pour initier quelqu'un de totalement inexpérimenté en terrain à chamois (ou à bouquetin). Je n'ai pas fait de photo pendant cette section, car on n'est jamais bien pour s'arrêter et sortir l'appareil, il faut rester en équilibre et presque monter plus vite que le sol ne descend...
il reste environ 200 m de montée bien pentue, en terrain bien pourri après une première section agréable en herbe
Une fois au col on gagne ensuite le sommet par des pentes plus classiques de randonnée. La sortie au sommet en ligne directe depuis l'axe de l'arête, sans faire la traversée vers le col, redevient de l'escalade en rocher pourri, qui ne nous a pas inspirés du tout.
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