En ce premier jour de stade 3 du coronavirus, je me dis qu'on va peut-être dès demain être obligés de ne pas sortir même pour faire un peu d'exercice, aussi je pars un peu nez au vent avec l'idée d'aller voir à Corrençon comment est l'enneigement, et d'essayer d'aller vers le Pas de la Balme.
La station est désormais fermée (coronaschtroumf oblige), et il était temps car les pistes sont déplumées, seule la piste "Violettes" permettait encore un retour station aux skieurs à force de canons à neige et de damage.
Maintenant qu'il n'y aura plus ni canons ni damage tout ça va sans doute fondre rapidement dans les prochains jours annoncés printaniers. De nombreux skieurs de randonnée profitent de l'aubaine. Moi je monte à pieds, sans rien d'autre.
Un autre piéton isolé me rattrappe et me double. Il faut dire que bien qu'il soit plus grand que moi, je dois faire tout nu plus de 20 kg de plus que lui avec tout son équipement : je ne risque pas de gagner le trophée du meilleur grimpeur ! Je le verrai se diriger vers la Tête des Chaudières.
la Grande Moucherolle me fait de l'Oeil
le Pas de la Balme se dévoile au loin
Le chemin d'été est bien sûr majoritairement recouvert, mais ça passe sans trop de soucis.
de la Roche du Coin à la Tête des Chaudières en passant par le Pas de la Balme
les derniers décamètres avant le Pas
un paysage toujours aussi splendide vu de là-haut
vers Ecrins, Valbonnais, Valgaudemar
Pendant que mon acolyte se dirige vers la Tête des Chaudières, et puisque le trajet a été plus facile que je ne le pensais, je choisis de monter sur la Roche du Coin sur laquelle je ne suis jamais passé encore, puis de là d'aller au sommet des pistes de Corrençon et de redescendre sur les pistes.
en montant au-dessus du Pas
en chemin une belle vue sur les faces Sud de la Grande Moucherolle et des Deux Soeurs
sommet des pistes de Corrençon
La redescente par les pistes s'est avérée être un excellent choix : la neige était tendre avec peu d'enfoncement, sans courir aucunement mon altimètre m'a indiqué que j'avais atteint par moments une vitesse de descente de 1500 m/h, et cela sans faire mal aux genoux grâce à l'amortissement de la neige ! Bon plan. J'avais quand même mis mes petits crampons forestiers car de courts passages sur la piste noire étaient encore verglacés et c'était beaucoup mieux avec.
Tiens au fait j'en suis à 1000 images tout rond postées sur ce blog.